CULTE du 22 mars 2020

4ème DIMANCHE DE Carême

qui aurait pu avoir lieu au Temple de Cartigny… si le Coronavirus n’avait pas existé !

Installez-vous confortablement, allumez une bougie, choisir de la belle musique, accueillez l’inattendu de Dieu et soyez-en assuré, nous sommes en communion les uns avec les autres…

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Dans le carême des cœurs

Dans la gaine des usages

L’âme se racornit

Sans le secours de l’autre

Sans le sel

Sans la soif

L’âme prend le maquis

Lentement, elle se décharne

Tristement elle se dessèche

Furtivement elle se ternit

Andrée Chedid : Rythmes

Sur ce beau poème d’Andrée Chedid, le Seigneur nous accueille là où nous nous trouvons, enfermé chez nous dans la solitude, et déjà sa présence nous accompagne et nous guide.

Soyez toutes et tous les bienvenus, dans la présence du Seigneur.

Je (Charles de Carlini) suis très heureux d’avoir pu préparer ce culte et vous le mettre ainsi à disposition – ce qui contribue à maintenir le lien qui nous uni.

Dans la liturgie, nous vivons le 4ème dimanche du carême ; mais ne mettons pas nos cœurs en carême. Bien au contraire, demandons à Dieu de nous ouvrir les yeux et le cœur, afin d’accueillir sa Parole de vie et d’amour.

Nous prions :

Seigneur

Je t’offre la prière de la souche,

Taillée, émondée, rabotée, cognée,

La souche est là, au bord du chemin

Elle n’est ni propre, ni agréable, ni régulière

Mais elle est belle.

Belle de densité de lourdeur et de fidélité

Tout en elle est tension vers le ciel.

Rien pourtant ne germe, mais tout est possible,

Car elle est le soubassement de la vie.

Je rêvais d’être la branche ou la fleur !

Tu as voulu que je sois la souche pesante

Et ignorée, témoignage muet de la vie qui vient.

Pour la vie que tu mets en moi qui sourd sans que je le sache, j’accepte de n’être que pesant et lourd.

Avec reconnaissance, dans la joie, la paix

Et l’amour tendu vers toi

Seigneur je t’offre la prière de la souche.

Amen

  • CHANT 21-02 Nous t’invoquons ô Seigneur

https://www.youtube.com/watch?v=7jlFK25O5LE

LOUANGE

Entrons dans la louange :

A tout instant, Seigneur, je suis tenté de solliciter Tes miracles :

Miracle de ma vie

Miracle de ma santé

Miracle de ma réussite

Miracle du bonheur

Miracle de ma joie

Miracle de ma foi

Mais tu n’est pas venu apporter le miracle,

Tu es venu m’apprendre à les faire !

Le plus grand miracle que tu m’aies révélé

Dépasse tout ce que je pouvais souhaiter :

Je suis fils ; je suis fille

Tu m’aimes

Tu m’habites

Tu me portes

Tu me nourris

La vie que tu me donnes

C’est Ta vie en plénitude

Seul l’Esprit peut m’aider à accueillir cet incroyable héritage

Seul l’Esprit peut me dicter comment t’en rendre grâce.

Seul l’Esprit peut m’inspirer assez de respect pour faire grandir en moi ce don.

Amen

Nous chantons au N°  12-14. Laudate omnes gentes

https://www.youtube.com/watch?v=xoMEMQQ35dU

REMISE A DIEU ; ANNONCE DE PAIX

La pasteure Carolina Costa présente ainsi le jeûne ; elle nous exhorte à le suivre ainsi :

Ne jeûne pas que de bonnes chairs, mais :

Jeûne de paroles blessantes,
Et transmets des paroles douces et agréables.

Jeûne de mécontentements,
Et emplis-toi de gratitude.

Jeûne de ressentiments,
Et emplis-toi de douceur et de patience.

Jeûne de pessimisme,
Et emplis-toi d’espérance et d’optimisme

Jeûne de préoccupations,
Et emplis-toi de confiance en Dieu

Jeûne de possessions,
Et emplis-toi des choses simples de la vie.

Jeûne d’idées superficielles,
Et emplis-toi de prières

Jeûne de critiques sur les personnes qui t’entourent,
Et découvre Jésus qui vit en elles.

Jeûne d’égoïsme,
Et emplis-toi de compassion pour les autres.

Jeûne de rancunes,
Et emplis-toi d’une attitude de réconciliation.

Jeûne de paroles,
Et emplis-toi de silence et d’écoute des autres.
Alors ton carême portera du fruit.

Amen

ILLUMINATION

Seigneur

Eveille nos coeurs à la Parole que nous allons entendre maintenant,
qu’elle soit notre nourriture, celle qui nous permet d’avancer et de toujours espérer.

Amen

LECTURES

Jean 9, 1-41

En passant, Jésus vit un homme aveugle de naissance. Ses disciples lui posèrent cette question : « Rabbi, qui a péché pour qu’il soit né aveugle, lui ou ses parents ? » Jésus répondit : « Ni lui, ni ses parents. Mais c’est pour que les œuvres de Dieu se manifestent en lui ! Tant qu’il fait jour, il nous faut travailler aux œuvres de celui qui m’a envoyé : la nuit vient où personne ne peut travailler ; aussi longtemps que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde. »

Ayant ainsi parlé, Jésus cracha à terre, fit de la boue avec la salive et l’appliqua sur les yeux de l’aveugle ; et il lui dit : « Va te laver à la piscine de Siloé » – ce qui signifie Envoyé. L’aveugle y alla, il se lava et, à son retour, il voyait.

Phrase musicale

Les gens du voisinage et ceux qui auparavant avaient l’habitude de le voir – car c’était un mendiant – disaient : « N’est-ce pas celui qui était assis à mendier ? » Les uns disaient : « C’est bien lui ! » D’autres disaient : « Mais non, c’est quelqu’un qui lui ressemble. » Mais l’aveugle affirmait : « C’est bien moi. » Ils lui dirent donc : « Et alors, tes yeux, comment se sont-ils ouverts ? » Il répondit : « L’homme qu’on appelle Jésus a fait de la boue, m’en a frotté les yeux et m’a dit : “Va à Siloé et lave-toi.” Alors moi, j’y suis allé, je me suis lavé et j’ai retrouvé la vue. » Ils lui dirent : « Où est-il, celui-là ? » Il répondit : « Je n’en sais rien. »

On conduisit chez les Pharisiens celui qui avait été aveugle. Or c’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue et lui avait ouvert les yeux. A leur tour, les Pharisiens lui demandèrent comment il avait recouvré la vue. Il leur répondit : « Il m’a appliqué de la boue sur les yeux, je me suis lavé, je vois. » Parmi les Pharisiens, les uns disaient : « Cet individu n’observe pas le sabbat, il n’est donc pas de Dieu. » Mais d’autres disaient : « Comment un homme pécheur aurait-il le pouvoir d’opérer de tels signes ? » Et c’était la division entre eux. Alors, ils s’adressèrent à nouveau à l’aveugle : « Et toi, que dis-tu de celui qui t’a ouvert les yeux ? » Il répondit : « C’est un prophète. » Mais tant qu’ils n’eurent pas convoqué ses parents, les autorités juives refusèrent de croire qu’il avait été aveugle et qu’il avait recouvré la vue. Elles posèrent cette question aux parents : « Cet homme est-il bien votre fils dont vous prétendez qu’il est né aveugle ? Alors comment voit-il maintenant ? » Les parents leur répondirent : « Nous sommes certains que c’est bien notre fils et qu’il est né aveugle. Comment maintenant il voit, nous l’ignorons. Qui lui a ouvert les yeux ? Nous l’ignorons. Interrogez-le, il est assez grand, qu’il s’explique lui-même à son sujet ! » Ses parents parlèrent ainsi parce qu’ils avaient peur des autorités juives. Celles-ci étaient déjà convenues d’exclure de la synagogue quiconque confesserait que Jésus est le Messie. Voilà pourquoi les parents dirent : « Il est assez grand, interrogez-le. »

Une seconde fois, les Pharisiens appelèrent l’homme qui avait été aveugle, et ils lui dirent : « Rends gloire à Dieu ! Nous savons, nous, que cet homme est un pécheur. Il leur répondit : « Je ne sais si c’est un pécheur ; je ne sais qu’une chose : j’étais aveugle et maintenant je vois. » Ils lui dirent : « Que t’a-t-il fait ? Comment t’a-t-il ouvert les yeux ? » Il leur répondit : « Je vous l’ai déjà raconté, mais vous n’avez pas écouté ! Pourquoi voulez-vous l’entendre encore une fois ? N’auriez-vous pas le désir de devenir ses disciples vous aussi ? » Les Pharisiens se mirent alors à l’injurier et ils disaient : « C’est toi qui es son disciple ! Nous, nous sommes disciples de Moïse. Nous savons que Dieu a parlé à Moïse tandis que celui-là, nous ne savons pas d’où il est ! » L’homme leur répondit : « C’est bien là, en effet, l’étonnant : que vous ne sachiez pas d’où il est, alors qu’il m’a ouvert les yeux ! Dieu, nous le savons, n’exauce pas les pécheurs ; mais si un homme est pieux et fait sa volonté, Dieu l’exauce. Jamais on n’a entendu dire que quelqu’un ait ouvert les yeux d’un aveugle de naissance. Si cet homme n’était pas de Dieu, il ne pourrait rien faire. » Ils ripostèrent : « Tu n’es que péché depuis ta naissance et tu viens nous faire la leçon ! » ; et ils le jetèrent dehors.

Phrase musicale

Jésus apprit qu’ils l’avaient chassé. Il vint alors le trouver et lui dit : « Crois-tu, toi, au Fils de l’homme ? » Et lui de répondre : « Qui est-il, Seigneur, pour que je croie en lui ? » Jésus lui dit : « Eh bien ! Tu l’as vu, c’est celui qui te parle. » L’homme dit : « Je crois, Seigneur » et il se prosterna devant lui. Et Jésus dit alors : « C’est pour un jugement que je suis venu dans le monde, pour que ceux qui ne voyaient pas voient, et que ceux qui voyaient deviennent aveugles. » Les Pharisiens qui étaient avec lui entendirent ces paroles et lui dirent : « Est-ce que, par hasard, nous serions des aveugles, nous aussi ? » Jésus leur répondit : « Si vous étiez des aveugles, vous n’auriez pas de péché. Mais à présent vous dites “nous voyons” : votre péché demeure.

Phrase musicale

PREDICATION

Alors que je  prépare ce message, sur ma terrasse, un coup de vent balaye les noisetiers, dont les chatons en chenilles jaunes, sont déjà déployés. Et me voilà pris d’un éternuement puissant, qui n’avait rien à voir avec le corona virus, mais rien à envier non plus. De plus je me suis mis à pleurer comme un caniche à qui l’on aurait donné trop de sucre. Voilà que mon allergie aux pollens reprend. Et je ne peux m’empêcher de m’exclamer : «  Mais qu’est-ce que j’ai fait au Bon Dieu pour mériter cela » !

Et vous ? N’avez vous jamais exprimé pareille question, pareille grief, car enfin nous faisons tout ce qu’il faut pour vivre dans le droit chemin.

Lorsque Jésus rencontre, sur son chemin, un aveugle de naissance, c’est exactement l’interrogation que se pose les disciples qui demandent à Jésus : « Rabbi, qui a commis une faute, lui-même ou ses parents, pour être né aveugle? » Qu’est-ce qu’il ont bien pu faire au Bon Dieu pour être traité de la sorte. Il y a forcément un péché qui se trouve à la source de tout cela. Bref il leur faut une raison, une cause. Etre aveugle sans raison serait trop absurde ; cela trouble leur entendement. Si l’on prend un instant pour analyser nos réactions, aujourd’hui, dans notre société dite moderne, est-ce que les choses sont très différentes ? Ne cherche-t-on pas des explications à chaque événement qui nous trouble, quitte à les chercher parmi les causes les plus improbables, quitte à s’inventer des théories fumeuses, voire à élaborer des scénarios de complots. Il y a un responsable, un bouc émissaire ; si ce n’est toi qui as péché, alors c’est un autre, un coupable. N’est-ce pas là qu’il faut déjà voir un aveuglement ? Mais nous y reviendrons plus tard.

Le récit de Jean se poursuit : Pour Jésus, personne n’a commis de faute. Mais, dit-il, « cette situation donnera l’occasion de voir les actions de Dieu à travers lui». Et Jésus ajoute : « c’est moi qui suis la lumière du monde. » Il prend alors de la boue, crache de la salive dans cette étrange onction, en couvre les paupières de l’aveugle et l’enjoint de se laver les yeux à la fontaine de Siloé (qui signifie en hébreu envoyé). C’est tout. Jean ne donne plus la parole à Jésus dans les versets qui suivent, sauf à la fin. Jésus en effet ne prédit pas que l’aveugle va voir. De même que l’aveugle ne lui a rien demandé. Mais il obéis, et Jésus se retire. Lorsqu’il revient de la fontaine, il est voyant (littéralement en grec, il regarde).

La suite du récit de Jean relate l’incrédulité de la foule. Cela ne se peut pas. Ce n’est pas lui, mais si, je le reconnais. Et l’ancien aveugle affirme : oui c’est bien moi. Personne ne le croit. On le questionne : qui a fait cela ? Alors l’ex aveugle raconte comment un homme lui a mis de la boue sur ses yeux, l’a envoyé à la fontaine pour se laver et la vue qui lui est rendue. Et la foule des juifs de demander alors où est cet homme. Mais le bienheureux nouveau voyant n’en sait rien. 

Cela paraît de plus en plus étrange aux juifs qui l’emmènent rencontrer les pharisiens.  Et pour la deuxième fois, l’ex aveugle raconte. Les pharisiens commencent par condamner qu’on ait agir le jour du sabbat (souvenons-nous pourtant que Jésus dit à ses disciples de se hâter tant qu’il fait jour, parce que la nuit tombée, rien ne pourra plus être accompli). Cette accusation est donc gratuite, mais elle suffit pour conclure, un peu hâtivement « Cet homme ne vient pas de Dieu, puisqu’il n’observe pas le sabbat. »  « D’autres disaient : Comment un homme pécheur peut-il faire de tels miracles ? Et il y eut division entre eux. » Il demandèrent : pour toi, qui est cet homme qui t’a fait recouvrer la vue ? C’est un prophète. Cette réponse ne peut pas plaire aux pharisiens, qui craignent pour leurs prérogatives.  On doute que cet homme n’ait jamais été aveugle ! N’est-ce pas un simulateur ? Un mendiant qui cherche à apitoyer sur son sort ? On envoie chercher les parents, lesquels confirment que leur fils est bien né aveugle. Quant à qui l’a guéri, il n’y a qu’à le lui demander. Il a de l’âge, il parlera de ce qui le concerne. Les parents savent qu’on leur tend un piège : les pharisiens ne veulent pas entendre parler d’un messie et chasseront du temple quiconque oserait l’affirmer. Alors les juifs insistent : il demande à nouveau à l’ex aveugle d’accuser l’homme qui l’a guéri de péché, puisqu’il a transgressé le sabbat. Mais il refuse. On lui demande encore de raconter comment cela s’est fait. L’ex aveugle s’exclame qu’il l’a déjà dit maintes fois : « vous n’avez pas écouté ; pourquoi voulez-vous l’entendre encore ? Voulez-vous aussi devenir ses disciples ? », ajoute t-il avec ironie. Les pharisiens s’énervent. A court d’arguments, ils le jettent dehors.

La troisième partie du récit de Jean relate alors comment Jésus retrouve ce malheureux incompris. Il lui demande s’il croit au Fils de l’Homme. Alors l’ex-aveugle qui auparavant n’avait reconnu qu’un prophète, se prosterne et dorénavant croit au Seigneur. Jésus est ému devant cet acte de foi ; il affirme qu’il est venu dans ce monde pour une remise en question (en grec : krima qui veut dire honte). Certaine traduction parle de jugement, mais dans l’évangile de Jean au chapitre 3, verset 17, on lit : « Car Dieu n’a point envoyé son Fils dans le monde pour qu’il juge le monde ; mais pour que le monde soit sauvé par lui. ». Et Jésus dit bien, au début de cette péricope, qu’il est la lumière du monde. Si jugement il y a, il ne peut s’agir que de cette crise intérieure qui se produit en toute âme qui entend la parole divine ; crise qui peut avoir pour résultats opposés : la lumière ou les ténèbres, la vie ou la mort. C’est là l’émouvant spectacle que Jésus avait alors sous les yeux : d’une part, l’aveugle qui, dans les deux sens du mot, ne voyait pas, et qui vient de recouvrer la vue corporelle et spirituelle ; et d’autre part, ces sages et ces intelligents qui voient, ou s’imaginent voir, grâce à leur instruction et à leurs lumières naturelles, mais qui, en repoussant avec orgueil la vérité, sont frappés de cécité morale, deviennent aveugles !

Ce récit de Jean, lorsqu’on l’écoute à l’heure actuelle, me paraît être d’une brûlante actualité et semble s’adresser directement à nous. Si l’on considère cette narration comme une allégorie, dont le sens symbolique ne doit pas nous échapper, alors nous pouvons nous aussi être éclairé sur le sens de notre vie et de notre foi. Jésus nous en fait la promesse au début de la péricope : « cette situation donnera l’occasion de voir les actions de Dieu à travers lui». La boue, la salive dont les yeux de l’aveugle sont oints représente tout ce qui obscurcit notre jugement, car nous pouvons nous aussi avoir le regard faussé, brouillé, occulté par les préjugés, les convictions fallacieuses et autres « fake news ». L’adage ne dit-il pas que nous avons parfois des « peaux de saucisson » sur les yeux. Il s’agit alors d’aller nous laver le discernement à la fontaine de l’Envoyé (Siloé). Les doutes, les pensées néfastes, les mauvais chemins s’estompent alors et, ainsi que le Seigneur le dit, il est la lumière du monde. Cette lumière brille pour toutes celles et ceux qui veulent la voir.

Dans une deuxième partie, Jean nous montre ce qui peut nous obscurcir le jugement : Premièrement, se comporter comme si nous savions tout mieux que tout le monde, à savoir sans humilité ; ou pire de manière péremptoire, comme le font les pharisiens. « Ils lui répondirent : « Tu es tout entier dans le péché depuis ta naissance et tu veux nous faire la leçon ? » Il y a là une posture très orgueilleuse qui peut aliéner un jugement plus circonstancié.

Deuxièmement, en s’enferrant dans une incrédulité préconçue. L’entourage de l’aveugle ne le croit pas, mais ne veut pas le croire. On lui fait répéter plusieurs fois son histoire, mais on ne l’écoute pas.

Troisièmement, cette incrédulité, ce manque de confiance, conduit à échafauder des hypothèses de complots, de suspicion de manipulation. Le poison ne tarde pas à se distiller. On laisse entendre qu’il n’a peut-être jamais été aveugle.

Quatrièmement, la crainte de la réaction de ceux qui ne veulent pas perdre de leur autorité, fait adopter une posture de fuite. Jean nous explique que les parents de l’aveugle craignaient les pharisiens. Alors ils se taisent.

Il n’est pas toujours très facile de croire, de faire confiance, de se laisser guider sur le chemin sans appréhension ; nous sommes sujets au doute. Alors nous pouvons être la proie de faux prophètes, de fausses idées.

Vient alors la conclusion du récit de Jean : Jésus se présente à nouveau et l’aveugle a la révélation de se trouver face au Seigneur. Jésus dit qu’il est venu pour nous faire changer de point de vue, « pour que les aveugles voient et que ceux qui voient deviennent aveugles. ». Mais le péché demeure, si nous persistons à ne vouloir voir que ce que nous dicte notre orgueil. C’est en acceptant la boue que Jésus dispose sur ses yeux que l’aveugle retrouve la lumière. Essayer de comprendre ce monde, c’est essayer de connaître Dieu. Et en acceptant de tourner le dos à beaucoup de nos idées, n’ouvrons-nous pas la porte à celui qui s’est présenté comme la Lumière ?

Ainsi comme dans les béatitudes, dans l’évangile de Mathieu au chapitre 5, verset 3 :

« Heureux ceux qui sont humbles de cœur, car le royaume des cieux est à eux !

Amen

MUSIQUE

ENVOI

INTERCESSION

Nous prions :

SEIGNEUR

Nous te bénissons de nous avoir donné ta Parole

pour nous éclairer et nous instruire.

Ne permets pas qu’il y ait deux parts dans notre vie :

celle qui t’appartient et celle qui t’échappe ;

fais-nous la grâce de t’appartenir pleinement dans tout ce que nous faisons.

Rends nous la vue, nous qui sommes si souvent aveugles de tes bienfaits.

Ecarte ces voiles qui recouvrent trop souvent notre regard.

Apprends-nous à faire un bon usage des biens que tu nous donnes ;

et accorde les mêmes bénédictions à tous ceux qui nous sont chers.

Regarde avec bonté le pays que tu nous as donné,

et bénis l’Eglise qui lui annonce l’Evangile.

Prends pitié de tous ceux qui, autour de nous, restent sourds à tes appels ;

fais-leur connaître ton salut, amène-les à la reconnaissance de Ta Parole,

et qu’il y ait ainsi de la joie dans le ciel.

Assiste dans leur charge ceux qui ont autorité parmi nous ;

donne-leur d’accomplir leur mandat ;

qu’ainsi chacun d’entre nous puisse travailler en paix

pour le bien de tous.

Sois avec ceux de nos frères que la maladie et les infirmités retiennent loin de nous,

avec ceux qui souffrent de leur solitude,

avec ceux qui connaissent des échecs,

avec ceux qui viennent de passer par l’épreuve ;

tiens-toi près d’eux tous pour les consoler et les soutenir,

afin qu’ils gardent la foi et l’espérance.

Dieu trois fois saint, regarde avec bonté ton Eglise;

Fais nous marcher ensemble et d’un seul coeur à ta suite.

Accueille nos prières ; qu’elles nous rapprochent de toi et du jour où nous te célébrerons

dans ton Royaume, pour les siècles des siècles.

Seigneur,

Sur le chemin que tu nous traces

Nous voulons encore Te prier comme tu nous l’as enseigné en disant tous ensemble :

Notre Père qui es aux cieux,

Que ton nom soit sanctifié,

Que ton règne vienne,

Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel,

Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour,

Pardonne-nous nos offenses,

Comme nous pardonnons aussi,

A ceux qui nous ont offensés,

Et ne nous laisse pas entrer en tentation,

Mais délivre-nous du mal.

Car c’est à toi qu’appartiennent le règne,

La puissance et la gloire,

Pour les siècles des siècles,

Amen!

Et nous chantons au N° 47-04 Confie à Dieu ta route

https://www.youtube.com/watch?v=2PrgnnliBzI

L’offrande ne pourra pas être remise durant le chant, mais… l’Eglise ne vit que de vos dons et en a vraiment besoin en ces temps d’éloignement, pour soutenir les salaires des pasteur.e.s et diacres, du personnel de l’EPG :

https://epg.ch/

Vous pouvez faire un don en ligne en quelques clics !

Ou :

Eglise Protestante de Genève, 1204 Genève

CCP 12-241-0

Seigneur Dieu,

c’est en ton nom que nous avons fait cette offrande ;

c’est à ton service et à ta gloire que nous la consacrons. Amen.

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ENVOI/BENEDICTION

Seigneur tu as dit

« Si quelqu’un entend mes paroles et ne les garde point, ce n’est pas moi qui le juge; car je suis venu non pour juger le monde, mais pour sauver le monde.… »

Seigneur, comme Notre Père t’a envoyé dans le monde, Tu nous envoies à ton tour dans le monde, afin que tous soient un ; le Père est en toi, et nous sommes en toi, afin que nous aussi soyons un.

Qu’Il nous bénisse

Aujourd’hui et chaque jour

Lui, Dieu, qui es Père, Frère  et Souffle de vie

Qu’Il nous entoure de sa tendresse

Qu’Il nous inspire et nous fortifie

Par son amour qui ne finit jamais

Amen