Ce matin, pendant ma physiothérapie, transpirante et essayant de reprendre haleine, je me suis demandée à moi-même et j’ai demandé à mon coatch : « est-ce que la souffrance doit être partie prenante du processus ? » Dans mon cas, il s’agit de renforcement musculaire et les exercices deviennent de plus en plus durs au fils des semaines. « faut-il vraiment avoir mal pour valider le fait que j’ai bien travaillé ? »Réponse de mon coatch : « no pain, no gain* »

Evidement, ce genre de slogan a de quoi décourager les sportifs qui s’ignorent…

« il n’y a pas de moyen d’arriver au but sans que les muscles tirent, chauffent, crient un peu, mais il ne faut pas aller au-delà, de peur de se blesser. Toute douleur n’est pas forcément à propos. C’est à toi de sentir quand tu peux aller plus loin et dépasser tes limites et quand il faut arrêter sous peine de se faire mal.»

Ce qui m’a fait penser à ma manière d’envisager l’évolution de ma foi. Elle aussi est appelé à être renforcée ! Mais quand les situations de vie, les difficultés auxquelles je dois faire face, me barrent le passage et créent en moi des tensions, de la tristesses et des douleurs, est-ce vraiment là le bon chemin ? Est-ce évitable ? « No pain, no gain ». Peut-être que le chemin de croissance de la foi passe aussi par des souffrances inévitables. Mais assurément, je suis la seule à savoir si, pour moi, c’est supportable ou pas, ou plus. Je ne peux pas éviter de souffrir, mais c’est à moi seule de savoir quand c’est trop et que le risque de blessure demande de prendre de la distance et de s’arrêter avant la casse. Le but n’est ni de souffrir, ni de valoriser les épreuves comme formatrices, mais d’accepter nos chemins de vie et d’aller vers plus d’espérance, d’être ainsi au plus proche du coeur de Dieu.

Rm 5 1 « Ainsi, nous avons été rendus justes devant Dieu à cause de notre foi et nous sommes maintenant en paix avec lui par notre Seigneur Jésus-Christ. 2 Par Jésus nous avons pu, par la foi, avoir accès à la grâce de Dieu en laquelle nous demeurons fermement. Et ce qui nous réjouit c’est l’espoir d’avoir part à la gloire de Dieu. 3 Bien plus, nous nous réjouissons même dans nos détresses, car nous savons que la détresse produit la patience, 4 la patience produit la résistance à l’épreuve et la résistance l’espérance. 5 Cette espérance ne nous déçoit pas, car Dieu a répandu son amour dans nos coeurs par le Saint-Esprit qu’il nous a donné. »

* « pas de peines, pas de gains »